Prêt d'oeuvres / L'africain hospitalier & Voilà une jolie liberté et un beau pay !...

 

À l'occasion de l'exposition Le jour de l’abolition, le musée historique de Villèle prête deux de ses estampes ; L’africain hospitalier, gravée par Rollet à la fin du 18e siècle d’après une peinture de George Morland et Voilà une jolie liberté et un beau pays ! ... d’après un dessin de Paul Gavarni.

 

 

 

 

Inv. 2002.1.9 : L'africain hospitalier

Gravé par Rollet, 4e quart 18e siècle

d'après une peinture de George Morland

 

Transcription de la légende : "Les noirs sont d'un caractère doux et humain, au milieu des horreurs de la guerre, ils sont toujours restés fidels à la France, j'apporte ici leur serment de vivre et de mourir français : Législateur rendez nos frères à leurs droits naturels, et vos noms y seront bénis."

Parue une première fois dans Le Figaro en 1839, cette lithographie est reprise en 1842 dans la Caricature, revue satirique des modes, des théâtres, de la musique, des tribunaux et de la littérature.
Sulpice Chevalier, dit Paul Gavarni (1805-1866), dresse ici un portrait-charge du propriétaire qui s'insurge contre les idées d'abolition défendues par le gouvernement libéral de la monarchie de Juillet, qui suit, en cela, la récente décision d'abolition prise en 1834 par la Grande-Bretagne. L'image oppose au propriétaire antipathique, offusqué et colérique, un esclave assis qui lui tourne résolument le dos. Les deux protagonistes sont séparés par le plumet malingre d'une canne à sucre pour le moins fantaisiste.

 

Inv. 1992.85
Voilà une jolie liberté et un beau pays ! où un homme n'est pas seulement libre de vendre son nègre.
Paul Gavarni,vers 1842
Lithographie
34 x 26 cm