Slave Trade - Afrique noire

Numéro d'inventaire

1990.168

Désignation

Slave Trade

Rôle de l'auteur

Graveur

Auteur

Smith John Raphael

  • Date de naissance1752
  • Lieu de décèsWorcester
  • Date de décès1812

Date de création

1791

Rôle de l'auteur

D'après

; peintre

Auteur

Morland George

  • Date de naissance1763
  • Lieu de décèsLondres
  • Date de décès1784
  • Nationalité / CultureAnglaise

Date de création

1788

Rôle de l'auteur

Editeur

Auteur

Smith John Raphael

  • Date de naissance1752
  • Lieu de décèsWorcester
  • Date de décès1812

Date de création

1791

Lieu de création

Londres

Matière et technique

Gravure au burin

; Papier

Mesures

Hauteur en cm : 51,6

; Largeur en cm : 69

Domaine

Estampe

Inscriptions / marques

Légende

; b. g.

; Lo' the poor captive with distraction wild, View's his dear Partner torn from his embrace !

; Le pauvre captif, distrait, voit son cher partenaire arraché à son étreinte !

Légende

; b. d.

; A diffrent Captain buys his Wife and Child What time can from his Soul such ills crave?

Description analytique

Cette gravure témoigne du courant abolitionniste qui trouve ses premières expressions en Angleterre dès la fin du XVIIIe siècle.
Faisant également écho à la littérature abolitionniste apparue en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis à la fin du XVIIIe siècle, Slave trade veut démontrer avec réalisme le drame de la traite négrière et met en évidence l’une des conséquences immédiate du commerce des esclaves : l'éclatement de la cellule familiale. Telle une représentation théâtrale, elle est l’illustration du poème du même titre écrit par William Collins (1788-1847). Le texte évoque, dans un style emphatique, la triste histoire d’un chef africain fait prisonnier en Guinée, puis vendu à un capitaine britannique, alors que sa femme et son fils sont eux même vendus à un autre négrier. Smith réalise cette gravure d’après l’huile sur toile de George Morland, Execrable human Traffick, or The Affectionate Slaves, présentée à la Royal Academy de Londres en 1788, un an après la création de la « société pour l’abolition de la traite » à Clapham. S’il s’agit probablement de l’une des premières présentations publiques en Angleterre d’une peinture anti-esclavagiste, Morland est plus connu pour ses scènes de genre pastorales, empreintes de sentimentalisme et exaltant les valeurs morales de l'individu.
Il expose tout de même en 1790 à la Société des Artistes une seconde peinture, African Hospitality, apparaissant naturellement comme le pendant de la première. Egalement reprise en gravure, par Smith mais aussi par la mystérieuse « citoyenne Rollet » (Inv. 2002.1.9), ces deux gravures largement diffusées contribueront à éveiller la conscience populaire anti-esclavagiste.

Bibliographie

1798 Voyage aux mille et un trésors : [exposition, Musée historique de Saint-Gilles-les-Hauts, 8 octobre-30 décembre 1996]

  • Voyage aux mille et un trésors : [exposition, Musée historique de Saint-Gilles-les-Hauts, 8 octobre-30 décembre 1996]
  • Jean Barbier
  • Musée historique de Villèle

p.44-45

2352 Ile de la Réunion, regards croisés sur l'esclavage, 1794-1848 : [exposition, Musée Léon-Dierx, Saint-Denis de la Réunion, 13 novembre 1998-25 avril 1999]

  • Ile de la Réunion, regards croisés sur l'esclavage, 1794-1848 : [exposition, Musée Léon-Dierx, Saint-Denis de la Réunion, 13 novembre 1998-25 avril 1999]
  • Benoît Jullien, Jean-Marie Desport, Hubert Gerbeau, Laurent Sermet, Sudel Fuma, Jean-François Géraud, Claude Wanquet, Prosper Eve, Michèle Marimoutou, et al.
  • Somogy

p. 69

Objet associé

2002.1.9 L'africain hospitalier

Propriétaire

Département de La Réunion

Gestionnaire

Musée de Villèle

© 2017, Jean-Pierre Woaye-Hune, Musée de Villèle